Nous décryptons aujourd’hui un autre type de syndrome, présent chez les femmes en âge d’envisager la grossesse : le syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK. Le quoi ? Le syndrome de Stein-Leventhal. Toujours pas ? La polykystose ovarienne alors ? Vous savez, ce syndrome qui provoque des symptômes désagréables ? Non plus … Nous sommes là pour vous éclairer sur ce drôle de syndrome qu’est le syndrome des ovaires polykystiques qui touche beaucoup plus de femmes qu’on ne le pense, qui présente un risque et provoque des troubles et symptômes sur leur santé.

Qu’est-ce que c’est, le SOPK ?

Le syndrome des ovaires polykystiques, ou SOPK pour faire plus court, est un trouble caractérisé par un déséquilibre des hormones présentes dans le corps des femmes. C’est en fait, un dérèglement hormonal provenant des ovaires. C’est une production très importante, voire un excès de testostérone chez les femmes (habituellement en petite quantité). Notre cerveau, le système hypothalamo-hypophysaire, va venir contrôler la sécrétion des deux hormones : la fsh et la lh. Ces deux hormones vont venir organiser le cycle ovarien. C’est ce qu’on appelle aussi l’hyperandrogénie. L’hyperandrogénie caractérise l’excès d’androgènes, les hormones masculines. L’hyperandrogénie peut être causée par le syndrome des ovaires polykystiques ou une hyperplasie des surrénales, les organes qui produisent ce type d’hormone que sont les androgènes.  Le syndrome des ovaires polykystiques est une des maladies gynécologiques les plus répandues chez les femmes mais encore très (trop) peu diagnostiquée car la cause reste difficile à établir. En effet, on sait aujourd’hui que 13% des femmes ont obtenu un diagnostic, un taux encore très faible.

Qui dit taux et volume importants de testostérone dans le corps des femmes, dit déclaration de certains symptômes et troubles, pas toujours sympathiques. Parfois, certaines femmes déclarent la présence de kystes sur les ovaires, mais ce n’est pas toujours le cas. Généralement, ils sont inoffensifs et ne sont pas à confondre avec les kystes ovariens qui eux, peuvent être plus graves et atteindre le bon fonctionnement des ovaires et donc compliquer l’ovulation. Il est possible que ce syndrome rende difficile la grossesse, il est donc important de consulter un professionnel de santé afin d’établir un diagnostic et d’éventuellement mettre en place un traitement.

Pour la petite histoire, le nom de syndrome des ovaires polykystiques a été établi en 1930, lorsque l’on pensait observer des kystes sur les ovaires des femmes auscultées. C’était en réalité d’un excès de follicules qui n’avaient pas finis leur développement et qui stagnaient dans le système ovarien.

Les causes du SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques

Comme le syndrome prémenstruel, il est difficile d’établir la cause et l’origine précise du syndrome des ovaires polykystiques. La génétique, le mode de vie et l’environnement peuvent jouer un rôle dans ce syndrome.

En effet, il a été démontré qu’une personne dont la mère est porteuse du syndrome des ovaires polykystiques, peut être davantage susceptible de développer un kyste ovarien. C’est encore en étude et la cause n’est pas certaine, mais le SOPK peut être génétique, mais peut aussi varier selon d’autres critères.

D’une autre part, le taux d’insuline présent dans l’organisme peut jouer sur le syndrome. Vous savez le taux de sucre et glucose présent dans le sang ? Et bien celui-ci peut causer ce syndrome. Si l’organisme résiste à l’insuline, celui-ci va en produire davantage. Cela va alors provoquer une production plus importante de testostérone, et ralentir la production d’hormones comme l’œstrogène et la progestérone. Très technique, on vous l’accorde mais cette production d’hormone est essentielle pour le bon fonctionnement du cycle menstruel.

Le SOPK peut aussi s’expliquer par l’hygiène de vie : la prise de poids ou le stress peuvent créer des inflammations dans l’organisme et favoriser le syndrome. D’autres facteurs peuvent aussi entrer en jeu et causer des troubles sur la santé. Fumer, ou être exposé à la pollution atmosphérique a un risque en fait parti.

Les symptomes du syndrome des ovaires polykystiques

Evidemment comme toutes les maladies ou syndromes, les symptômes varient selon les personnes. De plus, ces symptômes peuvent apparaitre à la même période que le cycle des règles, ce qui peut laisser présager que le cycle est normal… Alors que non. Généralement, les symptômes les plus fréquents chez la femme souffrant du SOPK sont :

  • Des cycles menstruels irréguliers ou perturbés, les règles peuvent être abondantes,
  • Une certaine pilosité, anormale et importante, il s’agit de l’hirsutisme. L’apparition d’une pilosité répartie selon un type masculin mais chez les femmes, se nomme l’hirsutisme.
  • Une perte de cheveux ou une chevelure clairsemée
  • Des problèmes de peau comme l’acné, la peau grasse ou des tâches
  • Une prise excessive ou une perte de poids imprévue

Le SOPK peut aussi avoir des conséquences sur la grossesse. L’ovaire impacté peut rendre difficile l’ovulation. C’est ce qu’on appelle l’anovulation, c’est lorsqu’il n’y a pas d’ovulation, et que les ovaires ne produisent pas d’ovocyte fécondable. Bilan, la grossesse est complexe.

Dans des cas plus extrêmes, les symptômes peuvent être psychologiques. La femme peut souffrir de dépression ou d’anxiété. Elle peut aussi rendre la grossesse difficile. Il est donc important de consulter des professionnels de santé pour établir un diagnostic au plus vite sur cette maladie et mettre en place un traitement.

Les risQUES du SOPK

Lorsque vous ressentez des douleurs anormales ou que vous présentez certains symptômes et troubles, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé. Un professionnel de santé saura vous éclairer et vous donner les bonnes solutions, voir mettre en place un traitement, pour mener une vie plus tranquille. Il pourra ainsi effectuer des examens comme une échographie. En effet, un SOPK non pris en charge peut avoir un effet sur la santé à court et à long terme. Il peut être associé au diabète de type 2, à l’infertilité, aux maladies cardiovasculaires, à l’obésité ou pire, à la dépression.

Lors de la prise en charge, on effectue des tests médicaux et un bilan. Par exemple des analyses de sang pour vérifier les taux d’hormones et de sucre ou même une échographie pelvienne. Rien de bien méchant. Le but et de prévenir en ayant les informations et de trouver le bon traitement et les bons médicaments.


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