Lors du cycle de règles, chaque femme souffre plus ou moins de douleurs physiques voire psychologiques durant des jours. En effet, une femme sur trois souffrent de différents maux durant son cycle de règles. C’est une période complexe, durant en moyenne une semaine, jouant une tension sur le corps et qui peut altérer la santé des femmes.  Mais avant la période fatidique et comme son nom l’indique, plus de 50% des femmes sont affectées par le syndrome prémenstruel, aussi appelé SPM. Quésaco ? Le syndrome prémenstruel est un ensemble de symptômes physiques et psychologiques qui commencent quelques jours avant la période de règles et qui se terminent le plus souvent avant le début des pertes. En clair, même la période avant les règles peut être une réelle galère…

Comment cela se traduit-il et comment identifier le syndrome prémenstruel ?

Les troubles et douleurs liées aux menstruations peuvent être aléatoires selon les femmes. Certaines ne peuvent rien ressentir alors que d’autres peuvent être extrêmement gênées pendant leurs règles. Il existe principalement trois types de symptômes du syndrome prémenstruel que nous allons vous décrypter :

  • Les symptômes physiques du syndrome : Le syndrome prémenstruel peut procurer plusieurs sortes de douleurs ou troubles. Des douleurs dans le bas du ventre, les seins douloureux et sensibles, des céphalées (maux de tête), des douleurs dans le dos, une fatigue accrue, ou encore des difficultés à aller aux toilettes… Bref une réelle partie de plaisir !
  • Les symptômes psychologiques du syndrome prémenstruel : Bien entendu, pourquoi ne pas avoir aussi des symptômes psychologiques ? L’irritabilité est un des symptômes les plus courants. On peut aussi développer une certaine anxiété, du stress, de la colère ou encore de la tristesse. Un mesclun de bonne humeur !
  • Les symptômes mentaux du syndrome prémenstruel : enfin, pour couronner le tout, on peut, durant cette période super fun, avoir des difficultés de concentrations, des oublis ou même des moments de confusion. La santé mentale de la femme peut alors être impactée.

Et pourquoi le syndrome prémenstruel ?

En réalité on ne sait pas encore vraiment pourquoi le syndrome prémenstruel arrive. Les causes exactes de ces douleurs ne sont pas encore totalement identifiées. Etant assez variables selon les femmes, il est difficile d’établir un diagnostic précis de ce syndrome. Certains professionnels de santé spécialistes sur ces types de maladies pensent que cela pourrait s’expliquer par les changements hormonaux que subit la femme durant son cycle menstruel mais aussi tout au long de sa vie… En effet, les œstrogènes, les hormones responsables du syndrome prémenstruel, seraient présentes en grandes quantité par rapport à la progestérone, dans le corps de la femme…ce qui provoquerait ces douleurs assez désagréables et donc le syndrome prémenstruel. On sait tous que les règles sont contrôlées et régulées par toute une floppée d’hormones aux noms étranges. Ces hormones sont secrétées par l’hypophyse, l’hypothalamus et les ovaires. (oui oui, ça se trouve dans votre corps et votre cerveau). Du coup, le cerveau et le corps sont en quelques sortes touchés. Cela peut donc affecter l’humeur, la santé mentale et se faire sentir sur les fonctions corporelles en altérant la santé physique.

Aussi, pour la partie plus scientifique, récemment, des chercheurs ont effectués des études et ont expliqués que les symptômes du syndrome prémenstruel pourraient être liés à la présence d’une protéine dans notre sang. Cette protéine s’inflamme lors du cycle menstruel, de l’ovulation ou même de la grossesse. Rien n’est encore sûr à ce niveau concernant les causes, mais la médecine y travaille sérieusement afin de trouver un traitement et de soulager enfin la femme.

Quoi qu’il en soit, chaque mois et durant des jours, votre corps vous fait comprendre du grand chamboulement qu’il subit !

Comment prévenir voire traiter le syndrome prémenstruel ?

Avant tout, il est primordial d’en discuter avec un médecin ou un spécialiste des maladies de la gynécologiques, afin d’identifier l’intensité des symptômes du syndrome. Le médecin déterminera quel type de syndrome prémenstruel vous concerne et saura trouver les meilleurs moyens voire le meilleur traitement par médicaments, adaptés à votre profil, pour vivre un peu mieux et soulager cette période complexe causant de nombreux troubles.

Cependant, il est possible de prévenir les symptômes du syndrome prémenstruel ou même de tenter de les atténuer. Pour cela, vous pouvez pratiquer une activité physique. Difficile à dire lorsque les symptômes du syndrome nous forcent à rester allongées ou nous plient en 2… Cela vous permettra peut-être de penser à autre chose. Vous bouger permettra à votre corps de régulariser la fluctuation des hormones sexuelles. 

Vous pouvez aussi, être plus attentive à votre alimentation (même si, une fois de temps en temps, un bon burger peut vous réchauffer le cœur et vous remonter le moral). Ne sauter pas de repas et manger à des heures fixes permettra de maintenir un taux de sucre stable. Mener un mode de vie sain peut faire une grande différence notamment sur les réactions de votre corps.

Pour anticiper au mieux les symptômes du syndrome prémenstruel, vous pouvez tenir une sorte de carnet de syndrome prémenstruel avant chaque cycle de règles. Dans ce carnet, vous pouvez relever les symptômes de ce syndrome qui reviennent le plus souvent et à la même période. Ces symptômes récurrents sont bien issus du syndrome prémenstruel, en ayant connaissance, il est possible de s’y préparer… ou tout au moins psychologiquement.

A quel moment faut-il consulter ?

Parfois, adoptez un mode de sain et prendre les médicaments antidouleurs en vente libre ne suffisent pas à atténuer ou soulager les douleurs procurées par le syndrome prémenstruel. Consulter son médecin ou un spécialiste des maladies gynécologiques, permettra d’avoir un avis médical précis et surtout adapté bien que les causes de ce syndrome ne soient pas encore déterminées. Chaque femme est différente et a besoin d’un traitement adapté. Certains traitements médicamenteux peuvent suffirent mais parfois des traitements hormonaux sont nécessaires comme la pilule contraceptive ou tout autre type de contraception hormonale.

Il existe aussi une forme plus grave du syndrome prémenstruel. Il s’agit du trouble dysphorique prémenstruel, le TDPM. C’est une forme rare mais très grave touchant certains cas, qui altère la santé mentale de la femme et où cette dernière présente de nombreuses perturbations de l’humeur comme la dépression, l’anxiété ou l’irritabilité, indépendamment de son cycle et rendant même la grossesse difficile.

La période des règles n’est vraiment pas drôle pour les femmes, mais la période liée au syndrome prémenstruel non plus. D’ailleurs la grossesse ou la ménopause, non plus… Il est important de prendre soin de soi. Soyez vigilante et attentive à votre corps, le plus important c’est de s’écouter !

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