Dans la langue de Molière, la Fast Fashion se traduit par mode éphémère. Ce terme anglo-saxon correspond à un renouvellement des collections de vêtements textiles, conçus à la vitesse de la lumière pour une mode toujours plus présente. Dans cette course effrénée de la mode, la Fast Fashion ne connaît pas de ralentissement. Délocalisation des usines, surconsommation, production accélérée, il y a tant de mots pour décrire la Fast Fashion. Celle-ci a séduit les consommateurs du monde entier mais ne séduit pas vraiment l’environnement. Mais pourquoi un tel engouement pour cette fast fashion ? Des prix peu élevés , de nouveaux vêtements mode toutes les deux semaines, certaine marque ont bien compris comment donner envie de consommer toujours plus et de façon rapide. Certaines marques ont des boutiques à travers le monde, c’est pourquoi elles peuvent vendre à bas coût. Quel est donc l’objectif principal de la Fast Fashion ? Suivre la tendance du moment, pour mieux rhabiller la garde-robe des consommateurs. Nous allons vous expliquer en quatre points ce que représente la Fast Fashion.

F comme fatal pour les travailleurs

Le 24 avril 2013, une date marquée dans les esprits : l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh. Un bilan lourd : 1138 personnes ont trouvé la mort et près de 2000 personnes ont été blessés. Les conditions de travail de la fast fashion dans les usines de confection sont déplorables dans les pays en développement : des salariés qui travaillent plus de 150 heures par mois pour survivre, notamment en Chine, des bâtiments insalubres etc. La main d’œuvre est exploitée. En effet, les salaires sont si bas que certains travailleurs n’arrivent pas à subvenir aux besoins de leur famille, c’est une tout autre culture et un autre monde. Prenons l’exemple de l’Éthiopie où le salaire mensuel est de 23 euros ou encore le Bangladesh où le salaire mensuel est de 85 euros.

A COMME ADDITION SALÉE POUR LA PLANÈTE

L’industrie de la mode produit des quantités de textiles qui sont catastrophiques pour notre planète. Les chiffres parlent d’eux-mêmes ! Selon l’ADEME (l’agence de la transition écologique). Le cycle de vie des produits textiles comporte des impacts environnementaux tels que l’épuisement des ressources en eau, la pollution de l’eau, la pollution des sols, l’émission de gaz à effet de serre ainsi que la dégradation des écosystèmes et de la biodiversité : la fast fashion c’est aussi ça.

Un autre constat selon l’infographie Sale linge – les dessous de la fast fashion : le polyester est une fibre artificielle dérivé du pétrole, en 2015 c’est 706 milliards de kg de gaz à effet de serre rejeté dans notre monde, l’équivalent de 185 centrales au charbon. Le coton est une fibre naturelle qui requiert beaucoup d’eau, 1kg de coton c’est l’équivalent de 20,000 litres d’eau. 11 kg de textiles sont jetés par an et par français. En moyenne, savez-vous qu’un foyer français fait 5 lessives par semaine ? le lavage des vêtements libère des microfibres dans le système d’eau qui polluent l’océan et entrent dans notre chaîne alimentaire. 

*Source : dossier – le revers de mon look : quels impacts ont mes vêtements et mes chaussures sur la planète ?

s comme surconsommation

Black Friday, soldes, prix cassés, il y a autant d’événements pour inciter à consommer dans le monde, encore et encore des articles que l’on portera probablement peu. C’est plus de 100 milliards de vêtements qui sont vendus dans le monde*. La production a doublé entre 2000 et 2014. Selon les dires de Kirsten Brodde, responsable de la campagne Detox my Fashion de Greenpeace : « Il est difficile de résister à l’attrait d’une bonne affaire, mais la fast fashion signifie que nous consommons et saccageons la mode à un rythme supérieur à ce que notre planète peut supporter ». 

*Source : L’étude Timeout for fast fashion, Greenpeace, 2014

T comme temps éphémère

La mode traditionnelle propose seulement deux collections par an. La fast fashion c’est 1 collection par semaine qui est mise sur le marché, rapide est le mot d’ordre. Vendre toujours plus au détriment de la qualité et de la santé des consommateurs tel est le credo de la fast fashion. Zara, H&M ou encore Primark sont les enseignes où le profit dépasse les espérances.  Depuis 2005, le chiffre d’affaires de l’enseigne espagnole Zara a augmenté pour atteindre 18,9 milliards de dollars en 2017.

Mais pourquoi ne pas vous créer un dressing durable pour contrer la fast fashion et vous tourner vers une démarche qui est de réduire les impacts environnementaux ? Si vous disiez oui à une mode plus durable et si vous disiez non a une industrie mauvaise pour le monde et son environnement.

L’engagement de lemahieu contre la fast fashion

Chez Lemahieu, nous mettons en place des actions concrètes pour lutter contre la Fast Fashion. Nous diminuons notre empreinte carbone. Nos produits sont dessinés, tricotés, coupés, cousus, montés en France et plus précisément dans nos ateliers à Saint-André-lez-Lille. Nous sommes fiers d’avoir maintenu près de 130 emplois avec un savoir-faire artisanal qui est reconnu par le label d’excellence Entreprise du Patrimoine Vivant. Une autre preuve de nos actions ? Nous garantissons la traçabilité et la transparence du processus de fabrication, via nos labels Origine France Garantie, France Terre Textile, Oeko-Tex. Nous contribuerons à l’économie locale et nous formons les jeunes générations au savoir-faire français. Pour conclure, nos vêtements Made in France ne cherchent pas à être tendance : mais durables contrairement a la fast fashion ! 

Envie d’en savoir plus sur la Fast Fashion? Lisez nos articles tout en sirotant un thé glacé sur votre transat : Quelles conséquences de la Fast Fashion? et Fashion Revolution en France : Lemahieu participe ! 

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